Livre choc, né d’une découverte explosive datant de 1997, mais à peine connue. Il faut pourtant que tous les parents, tous les enseignants, tous les thérapeutes du langage écrit le sachent : quand on laisse voir les signes phonétiques à un enfant qui apprend les lettres, on introduit dans ses voies neuronales des parasites virulents qui s’y fixent pour toujours, et qui peuvent y proliférer pendant des années. En d’autres termes, on installe des confusions, on favorise la ...dyslexie !
Prenons l’exemple du tracé y. En tant que signe phonétique, il est connecté au son u. Or ce même tracé y, en tant que lettre, sera connecté au son i !
Dans les circuits cérébraux, la « programmation » suivante est désormais inscrite : y = u y = i. Au niveau des acquisitions lexiques de base, y – u - i sont donc enregistrés comme interchangeables.
En effet, l’œil de l’apprenti lecteur perçoit indifféremment le tracé d’une lettre et celui d’un signe phonétique. Son cerveau, bien entendu, traite ces formes de manière identique lorsqu’il leur attribue une valeur sonore. Ainsi l’y, puisqu’il évoque désormais u aussi bien que i, crée un pont entre ces deux voyelles qui vont tendre à se superposer...
« Il faut dire rhunocéros, expliquait un bambin très sérieux, on est en train d’apprendre le /y/ à l’école ! »
Malgré les rectifications ultérieures, cette fausse équivalence y = u = i reste une empreinte indélébile. Elle est capable de provoquer des confusions même chez l’adulte, comme tant d’autres connexions erronées à vrai dire multiples, les signes phonétiques n’étant, et de loin, pas seuls incriminés !
Plus grave encore : parmi les nombreux parasites potentiels, certains sont si virulents qu’une fois introduits dans le système, ils attaquent les acquisitions correctes, par simple ressemblance graphique ou articulatoire !
Fort de cette découverte bien étayée, s’intégrant à une observation et à une expérience déjà longues, l’auteur éclaire d’un jour nouveau les causes mêmes de la dyslexie ainsi que leur intrication.
Du même coup, il définit la visée générale qui s’impose pour enseigner de manière fiable les bases du langage écrit. Or dans nos écoles, depuis des décennies, c’est une pédagogie exactement inverse qui sévit, parce qu’on a suivi des théoriciens sans expérience pratique, et obnubilés par leur spécialité : la linguistique !
Une démarche aussi aberrante ne pouvait manquer d’aboutir à des échecs innombrables qui soulèvent enfin une vague de protestation. En effet, la trajectoire scolaire et professionnelle se joue déjà au moment d’apprendre à lire... Et cette étape clé, justement, on doit l’assurer –car c’est réalisable- même chez les enfants prédisposés à la dyslexie : il suffit de respecter une vraie hygiène didactique et d’instaurer d’emblée une stratégie très rigoureuse pour le déchiffrage.
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