![]() |
![]() |
![]() |
|

Réalisation particulièrement soignée, et surtout fruit d'une longue expérience professionnelle, ce jeu de syllabes peut devenir, entre les mains des enseignants et des parents, un atout majeur pour assurer les bases de la lecture. (Témoignage, cliquer ici )
C'est aussi une très bonne idée de cadeau, car il crée une ambiance détendue, conviviale, et s'adapte à des situations très diverses : deux joueurs ou tout un groupe, en classe, en famille, en vacances...
Ce matériel est donc en fait un outil pédagogique. Son potentiel didactique, sa valeur, son impact découlent directement de sa forme et de ses diverses caractéristiques.
De toute évidence, et pour plusieurs raisons,
plaît aux enfants, dès qu'ils sont capables d'en
déchiffrer au moins les syllabes simples.
Mais chez les adultes, bien souvent, la première réaction est
mitigée, voire négative : ils sont très surpris de
trouver sur les cartes autant d'animaux dont ils ignorent eux-mêmes le
nom, et pensent que c'est là une difficulté pour les apprentis
lecteurs. Or ce choix obéit précisément à un
impératif pédagogique : conduire l'apprenti-lecteur à
se fier strictement aux lettres pour lire des mots connus ou
inconnus, l'essentiel étant qu'ils soient très simples !
En effet, le jeune enfant est curieux de découvrir des choses
nouvelles, aussi la lecture, même au stade de l'apprentissage, est-elle
déjà pour lui une porte ouverte sur la
connaissance.
Enseigner valablement la lecture, c'est rendre l'élève capable
de déchiffrer tous les mots de la langue, et non pas de
reconnaître seulement ceux qu'il a appris!
On peut lire dans Langage et Pratiques, revue de l'Association Romande des Logopédistes Diplômés :
Bien qu'à première vue le choix des noms d'animaux, pour la plupart inconnus des enfants et de bien des adultes, puisse sembler compliquer la tâche de l'apprenti-lecteur, il n'en est rien. Les enfants qui l'ont essayé s'y sont lancés avec plaisir et succès, ravis, entre autres choses, de se retrouver au même niveau qu'un adulte dans la découverte de nouveaux mots, parfois bien rigolos. Car le saviez-vous, il existe des animaux tels que le maki, le titi, le zizi et autre néné.
La visée spécifique de ce loto-puzzle est donc d'induire une stratégie de déchiffrage efficace, puisque les lecteurs doivent prendre appui sur les voyelles des cases vides et sur la structure syllabique des mots, ce qui est primordial.
Les enfants, bien entendu, peuvent jouer seuls avec
. Cependant l'efficacité de ce matériel est
maximale lorsqu'un adulte mène le jeu, et surtout lorsqu'on l'utilise,
en classe ou à la maison, comme support pour des
exercices variés et précis.
Il convient notamment de revenir souvent aux listes des
syllabes et des noms ordonnés de proche en proche dans les colonnes, ce
qui facilite le déchiffrage. On les fera lire à haute voix,
d'abord verticalement, puis en ligne, voire pêle-mêle, en utilisant
alors les jetons mélangés, lorsque les
élèves deviennent virtuoses.
Les petites cartes ne sont là en principe que pour donner, tout au début, les noms insolites de certains animaux. Mais rien n'empêche qu'on les distribue avec les grandes cartes pour servir de référence.
Si, pour certains élèves, on souhaite adapter le niveau du jeu, il est possible de sélectionner dans chaque carte les deux ou trois noms les plus simples, les autres cases étant recouvertes par les jetons correspondants, tournés à l'envers.
| Dans la carte | ara : | toco | dodo | lori. |
| huppe: | zizi | kiwi | butor. | |
| lièvre: | titi | maki | mara. | |
| lama: | lama | âne | cobe. | |
| grèbe: | néné | râle | ibis. | |
| tigre: | puma | tigre | chacal. | |
| castor: | sole | narval | orque. | |
| crabe: | crabe | argus | calmar. |
Avec des élèves de niveau comparable et qui connaissent
, je conseille vivement de corser le jeu en partant des cases
remplies et en cachant les dessins par des
cartons. Chaque joueur, tour à tour, choisit de lire tel ou tel nom sur
sa carte (ou sur ses cartes), en prononçant séparément
la syllabe écrite sur le jeton qu'il est en train
d'extraire. On ne découvre le dessin que si le déchiffrage a
été correct. Cette manière de faire développe
encore mieux la conscience syllabique et la
vérification, buts premiers du loto-puzzle.
La notion de syllabe a été écartée par les rénovateurs de l'enseignement du français. Dans mon ouvrage Dyslexie le scandale du Y, je démontre clairement pourquoi cette option-là, entre autres, était insensée (La syllabe? Connais pas! p. 51, Invention astucieuse, p. 75, Intégration, p. 76).
Pour l'orthographe aussi, le découpage syllabique
est une facilitation bien évidente. Il est d'ailleurs souvent plus
aisé, même pour l'apprenti-lecteur, d'écrire une
syllabe donnée que de déchiffrer une
syllabe inconnue. Ce fait mérite d'être largement
exploité, surtout avec les débutants.
Or
, par sa forme même, offre une belle possibilité
d'exercer cette transcription élémentaire : on
remplit les cases avec les jetons-syllabes correspondants, mais tournés
à l'envers. L'élève, écrivant avec son doigt sur la
table, compose les syllabes une à une, en articulant le
son des lettres. Et non pas en prononçant le
nom des lettres, car à ce stade, l'épellation
conventionnelle est encore un réel danger : cf
Dyslexie le scandale du Y, p. 52,
Alphabet.